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La Deuxième marche, c’est une association d’intérêt général qui vient en aide aux personnes sans domicile fixe. Elle propose une formation et une aide à la réinsertion pour des personnes en grande précarité qu’ils veulent quitter en retrouvant du travail.

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Atelier lundi 9 et mardi 10 Novembre 2015

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Matin : Travail sur l’estime de soi, développement personnel.

Après midi : Ecriture en relation avec l’environnement et shooting photos en vue de l’exposition à l’église Saint-Germain des Près.

De belles rencontres, un échange intéressant avec nos camarades de La Deuxième Marche.

 

 

 

Hommage à Stéphane par Gérard Méric

Je me souviens de la première fois où j’ai rencontré Stéphane, c’était à la permanence de la Deuxième Marche rue de la Croix Nivert. Au premier abord, j’ai cru qu’il était le parrain d’un des filleuls de l’association tant il semblait à l’écoute et impliqué dans le reportage photos que ses collègues et lui même s’apprêtaient à réaliser pour le projet «  Paris vu d’en bas ».

Je me souviens de sa joie et de sa fierté quand il a vu ses photos et son nom affichés sur les grilles de la mairie de Paris. Pour la première fois depuis longtemps il était mis à l’honneur par un jury d’experts et il occupait avec ses amis le devant de la scène.

Je crois que c’est à ce moment là qu’il a compris que les choses pouvaient basculer pour lui. Que rien n’était irréversible et que tout pouvait changer, il suffisait de le vouloir et accepter d’être aidé…

Immédiatement, nous avons sympathisé et nos premières discussions ont eues lieu autour d’un déjeuner où il me parlait de ses projets, de sa vie, de ses enfants qui lui manquaient et pour lesquels il voulait faire tant de choses.

Ses projets immédiats étaient de trouver un emploi, puis un appartement et reprendre une vie normale où il pourrait à son tour redonner ce qu’il avait reçu. Cela l’obsédait et souvent je lui disais qu’il pourrait aider à nouveau les autres que quand il serait lui même bien dans sa peau, qu’il aurait chassé de son esprit ses vieux démons. Alors, il pourrait à son tour donner ce qu’il avait reçu.

A ce sujet, je lui avais écrit sur un de mes messages :

« Bonjour Stéphane, suis ravi d’avoir de tes nouvelles et surtout de voir que tout va pour le mieux sur le plan travail et même affectif. Tu vois la roue tourne et la chance vient à qui sait la saisir. Fais donc tout maintenant pour maintenir ce nouvel équilibre et surtout pense à toi avant de penser aux autres pour l’instant ce qui te permettra de mieux les aider plus tard ».

Quand Elisabeth m’a proposé d’être son parrain, j’étais ravi de devenir son référant et lui était heureux d’être mon filleul d’adoption à qui il pourrait se confier sans qu’on le juge et l’aider à réfléchir pour prendre les bonnes décisions.

Jamais, je ne l’ai entendu se plaindre. Jamais, je ne l’ai entendu critiquer quiconque ou dire qu’il était une victime de la société. Non, sa vie était ainsi et il comptait bien la changer par ses propres moyens.

J’admirais son courage, sa ténacité, sa force, son dynamisme, lui qui était passé par tant de misères avait toujours un mot gentil, une délicate attention pour vous mettre à l’aise ou vous rassurer. Il avait cette douceur naturelle, ce désir de faire plaisir et ce tact d’une indicible pudeur qui faisait de lui un être vraiment attachant.

Sur son dernier message deux jours avant sa mort, il me disait :

Bonsoir Gérard , j’avais juste envie de t’envoyer un petit message , je voulais avant tout être discret , j’ ai vraiment apprécié que tu m’invites ainsi que ma compagne , on va dire tout simplement mais accueilli dans ton petit cercle avec beaucoup de chaleur , de plus à la mairie j’ ai vraiment été ému pour ton mariage, Sandrine et moi-même , on vous a trouvé très beaux et très classes ; je devais te le dire , en tout cas prenez soin de vous , surtout ;
Prends bien soin de toi,  prenez soin de vous ! C’était sa formule pour dire qu’il tenait à vous, qu’il vous appréciait et vous respectait.

Je garderais de Stéphane le souvenir d’un Être délicat, sensible, aux qualités humaines remarquables. Malgré ses malheurs, il avait su garder l’essentiel de sa personnalité, qui sont : l’intelligence du cœur et une grandeur d’âme qui surprenait à chaque fois ses interlocuteurs. La philosophie de Stéphane était l’humanisme et il en était l’un des dignes représentants.

A son contact, j’ai vécu l’humilité non feinte et la fraternité et je lui dis « MERCI » pour cette rencontre. Si, je l’espère je lui ai redonné l’assurance qui lui manquait, lui, il m’a donné des leçons de courage, d’amitié et de vrai partage.

Adieu mon AMI, dors en paix, je crois que tu as gagné sur terre ton paradis ! A ton tour, prends bien soin de toi !

PRISES DE RUES – concours photos ouvert à 12 personnes sans abris
Du 5 au 12 février 2015 : la photographie se met au service des plus démunis

Concours-photo-PRISES-DE-RUES--Wipplay.com

Deuxième Marche expose du 5 au 12 février 2015 le résultat d’un travail photographique réalisé pendant 4 semaines par 12 personnes sans abri. Après une courte formation, ces personnes en grande précarité, sélectionnées par Elisabeth Tiberghien, présidente de Deuxième Marche, ont voulu, pendant près de 4 semaines, nous montrer ce que nous ne voyons pas. Nous raconter le monde tel qu’elles le voient, accompagnées par des étudiants en école d’art (Louis Lumière, Penninghen, Icare, Les Gobelins).

1500 photos ont été soumises au vote du grand public à travers le site WIPPLAY puis d’un jury de personnalités prestigieuses, dont Mireille DARC, actrice et documentariste, Claude DREXEL, réalisateur, Nicolas LE RICH, danseur étoile.

L’exposition des photos sélectionnées se déroulera simultanément :

  • Sur les grilles de la Mairie de Paris, du 19 février au 19 mars 2015 (Voir les photos)
  • Dans la Galerie de Suzanne Tarasieve, LOFT 19 – PASSAGE DE L’ATLAS / 5, VILLA MARCEL LODS F-75019 PARIS du vendredi 6 au jeudi 12 février inclus de 11h00 à 19h00.

Prises de rues à pour objectif de :

  • Sensibiliser le grand public à la cause des personnes sans abri
  • Démontrer le potentiel de la photographie comme vecteur de réinsertion
  • Lever des fonds pour l’association 2e Marche à travers la vente des photos dans la galerie de Suzanne Tarasiève.

Cette opération est soutenue par la Mairie de Paris, SNCF, BNP PARIBAS, la fondation Notre Dame, la fondation Sainte Geneviève, Olympus et la Galerie Suzanne Tarasieve.

Les photos sont également publiées sur le site de Wipplay.

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Encouragés par le succès de l’exposition « Prises de rues » sur les grilles de la Mairie de Paris, les photographes de La Deuxième Marche sont repartis vers une nouvelle aventure et vous offrent leurs regards différents sur les statues de la capitale.

Photo 30×40 : 120 euros

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